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  • : Bienvenue sur Concerts-Review, le blog des critiques de concerts. Nous mettons en ligne quelques critiques subjectives des concerts auxquels nous assistons. N'hésitez pas à nous contredire à travers vos commentaires.
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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 11:08
Brussels Summer Festival 2017 - day nine - The Divine Comedy/ Feist - Place des Palais -Bruxelles, le 14 août 2017

Brussels Summer Festival 2017 - day nine - The Divine Comedy/ Feist - Place des Palais -Bruxelles, le 14 août 2017

 

Feist a énervé les photographes pour le pénultième jour du BSF, "Vous êtes autorisés à prendre des photos du concert de Feist avec les restrictions suivantes: depuis la console son, pour le cadrage ne pas dépasser le plan taille, durant les trois premières chansons.", nous on s'en balance, on était au premier rang.

Pour la petite histoire, un mec n'a pas respecté les consignes, derrière nous, il a actionné son reflex, objectif de 45 cm dans la nuque du mec devant lui, ses clic clic clic bruyants nous ont fait chier pendant cinq minutes!

Feist, nous t'aimons!

 

Tu foules la place vers 19:30' en plein set d'Ozark Henry, l'artiste, que t'as déjà croisé maintes fois, ne représentait pas une priorité à tes yeux.

Comme d'habitude, celle qui t'a marqué se nomme Laura Groeseneken, et sa superbe voix soul, malheureusement sous-utilisée.

' Words up' t'as refilé des frissons, le BSF a aimé ' Heroes' la cover de Bowie que Laura introduit au melodica, elle continue à attirer l'attention en amorçant le gospel/pop 'Sweet inspiration'.

Avec 'At sea' on retombe dans le moule habituel, relativement mou.

Après une pointe d'humour adressée à un comique dans la foule, Molenbeek ' This one is for you', il termine par le tube 'I'm your sacrifice'.

Au revoir, merci, on revient dans deux ans!

 

The Divine Comedy

 ou Napoléon et le Brexit !

Allez,  Le Figaro, un effort s v p, la pop dantesque de The Divine Comedy ... c'était téléphoné, non?

Neil Hannon et sa Divine Comédie en sont à l'album numéro onze, ils l'ont baptisé "Foreverland".

Onze LP's de baroque pop orchestrale, symphonique  raffinée et intelligente,  qui nous changent du ragoût servi par bon nombre de groupes actuels.

Tu craignais un désintérêt du peuple, un problème d'acoustique ( le plein air ne convient pas toujours à la blancheur aristocratique), tu t'es trompé, une réussite totale!

Napoléon 1er , bicorne à cocarde, pas de costume du sacre mais l'uniforme d'empire, et la garde impériale,  se pointent à l'heure, tout le monde sait que les Suisses sont ponctuels, non, ne dis rien, nous savons tous que Bonaparte est Prussien!

Les soudards: le barbu Tosh Flood: guitars and banjo, est imposant/ Tim Weller: drums, est caché/ Simon Little: electric and acoustic bass, est de bonne humeur/ Andrew Skeet: keyboards, a oublié son skate et  Ian Watson: accordion and keyboards, nous a fait un signe de la main, pas qu'il nous avait reconnus, mais il avait aperçu Valérie!

' How Can You Leave Me On My Own' ouvre, t'as déjà envie de claquer des doigts et de chanter avec l'Irlandais ..comment peux-tu m'abandonner... de la pop irrésistible.

Il s'exprime d'une voix de fausset in French, la prochaine se nomme ' Napoleon complex' , frenchitude oblige, Ian a saisi l'accordéon.

A Sainte- Hélène quelqu'un verse une larme, la voix de Neil prend des tournures David Bowie.

On lui apporte une acoustique, il propose ' Bad Ambassador' de 2001.

Je suis une diva, I should begin song n°4 mais j'ai soif donc je sirote mon gin tonic, la suivante est consacrée à Sophie Frédérique Augusta d'Anhalt-Zerbst, plus connue sous l'étiquette ' Catherine The Great', petit détail, ma copine s'appelle Cathy!

' To the rescue' se trouve également sur le dernier disque, de belles sonorités de clavecin enjolivent la ballade.

Il consulte sa montre de gousset, c'est difficile de juger le temps qu'il nous reste, tous ces impératifs sont fastidieux, bon, on attaque ' Sweden', un pays où les gens aiment la valse.

L'album sur lequel s'entend cet operatic tune a été judicieusement  baptisé ' Fin de siècle'.

Il distingue le manège de la croix rouge, un gars s'est senti mal, on n'aurait pas dû jouer ' Sweden', ça l'a achevé, l'empereur  de l'autodérision enchaîne sur le vif  ' Generation sex',  voyant basse et guitare entamer une joute amicale.

Le capitaine a changé de tenue, il est revenu en dand,y armé du parapluie obligatoire du côté de la Tamise, il adresse un message aux membres de la commission européenne et entame ' The complete banker'.

'Bang Goes the Knighthood'  nous promène dans le vieux Londres, à droite some antique shops, à gauche un clochard maniant un barrel organ, Ray Davies doit aimer cette chanson.

Avis à la population, 'Our mutual friend' est long, c'est peut-être le bon moment d'aller commander à boire.

Après une référence aux Walker Brothers il s'allonge à même le sol tandis que l'orchestre achève la partition, il se relève, ramasse un melodica, qui traînait sur la table de chevet,  pour accompagner les copains.

No dancing in this song, ' A lady of a certain age' trace le portrait d'une lady vieillissante.

Avec  'Songs of Love' on revient en 1996, un petit blanc permet à Tosh de balancer les riffs de ' Shakin all over' que Neil fredonne en souriant avant de constater que le temps passe et de proposer ' Something for the weekend' suivi par ' Becoming more like Alfie'.

Grands dieux, nous n'arriverons pas au bout de la liste, ' At the indie disco' est un must et évoque, une nouvelle fois, les Kinks,  avant de les entendre reprendre le 'Blue Monday' de New Order.

Grosse ambiance sur les pavé, elle n'a pas échappé à Neil, heureux!

The Divine Comedy goes punk!

Palabres pour déterminer un dernier titre, le choix se porte sur ' National Express '.

Un signe des coulisses, let's do one more, 'Tonight we fly'!

Un des concerts les plus réjouissants du BSF!

 

Feist

Sans les photographes.

Leslie Feist a été silencieuse pendant six années, mais 2017 voit paraître ' Pleasure', un album très attendu par les fans.

Elégamment vêtue d'une robe rose, que tu ne pourras pas acheter chez C et A, la Canadienne aux pieds nus est accompagnée par trois musiciens, bassist-keyboardist Todd Dahlhoff, drummer Paul Taylor et le  keyboard player /violinist Amir Yaghmai.

La madame, quarante ans désormais, se charge des riffs de guitare ( acoustique ou électrique). 

La guitare bégaye nerveusement, Feist et ses acolytes viennent de lancer ' Pleasure' , la chanson, capricieuse, passe du noise aux moments calmes, soulignés par le violon d'Amir.

Bruxelles, déjà, est sous le charme.

It's been a long time, Brussels, cette chanson s'appelle être pas haut, être pas bas, tu traduis ' Get not high, get not low', toujours en français exotique, la suivante a pour nom les rêves qui sont perdus. 'Lost dreams' un hymne, au refrain simple que tu fredonnes avec elle alors que tu n'avais jamais entendu ce titre, se meut  en mode alt.folk/americana.

Avec ' The bad in each other' elle revient à l'album 'Metals', pendant un bref instant la comtesse aux pieds nus s'approche du bord  de la scène avant d'aller se réfugier derrière son micro. 

' A man is not a song', un autre downtempo obsédant,  voit une tentative de singalong proposée aux anglophones avertis, puis le roadie lui tend une guitare électrique avec laquelle  elle joue le titre qui va définitivement électriser l'assistance, le formidable 'Sea lion woman' ou 'See line woman' , un traditionnel immortalisé par Nina Simone que Feist avait inclus sur ' The Reminder' en le raccourcissant en 'Sealion'. 

Sauvagerie et férocité, toute la place reprend le refrain en hurlant!

You were wild, Brussels, sourit l'enfant!

Toujours en mode blues rock, elle enchaîne sur ' Century', sans Jarvis Coocker, elle nous rappelle les meilleurs moments de Cat Power ou l'intensité de Shannon Wright.

Un interlude solo à l'acoustique pour suivre, I'll play a couple of songs on my own, en commençant par 'Mushaboom' suivi par a song from a long time ago, qui m'est revenue à l'esprit lors d'un concert londonien pendant lequel une jeune fille m'avait demandé d'intercéder auprès de son petit-ami pour qu'il la demande en mariage ce qu'il a fait, voici la romance 'Secret heart'.

Retour des garçons et de l'électricité avec le formidable ' My moon my man'.

' Any party' is a post-modern romance song, elle précède 'I feel it all' de 2007.

C'est par une des préférées des fans du début,  ' Let it die', que Feist met fin à un concert intense.

 

Elle reviendra en souriant pour proposer une autre vieillerie de son catalogue, '1234', entamée en solitaire, les musiciens la rejoignant pour achever la gentille comptine.

Pas le meilleur morceau mais un clin d'oeil pour nous souhaiter une douce nuit.


Sleep well, Leslie!

 

 

Brussels Summer Festival 2017 - day nine - The Divine Comedy/ Feist - Place des Palais -Bruxelles, le 14 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day nine - The Divine Comedy/ Feist - Place des Palais -Bruxelles, le 14 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day nine - The Divine Comedy/ Feist - Place des Palais -Bruxelles, le 14 août 2017
Brussels Summer Festival 2017 - day nine - The Divine Comedy/ Feist - Place des Palais -Bruxelles, le 14 août 2017
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Published by michel - dans Concerts
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