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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 10:34
Album- Quique Gomez and His Vipers - Dealin' with the blues

Album- Quique Gomez and His Vipers - Dealin' with the blues.

 

Armonicista y cantante madrileño de nacimiento, Quique comienza a tocar la armónica a los 18

años y monta su primera banda, Juan Bourbon, Juan Scoth and Juan Beer, a los 20 años.

Agé de 31 ans, il émigre aux States et s'établit à Chicago, mais ce n'est pas la house ni le hip hop qui l'intéressent, mais bien le blues, il a l'occasion de jouer avec quelques grands noms de la scène qui a engendré des légendes aussi illustres que Muddy Waters,  Howlin'Wolf, Little Walter, Buddy Guy ou Willie Dixon pour n'en citer qu'une poignée.

Là-bas, dans l'Illinois, il accompagne e.a.  Jimmy Burns, John Primer, Tail Dragger ou Eddie C. Campbell.

Revenu sur le vieux continent, il écume les clubs de blues castillans, catalans ou andalous, accompagne les bluesmen américains venus en Europe sans leur band, ou tourne avec le transalpin Luca Giordano, un autre mercenaire travaillant pour la mafia de Chicago.

Ainsi, tu as eu l'occasion d'admirer le talent de Quique Gomez au Duvel Blues anno 2015, il avait ouvert le festival avec son pote Luca et le lendemain, il était associé à Jimmy Burns pour un concert d'anthologie.

 

Par un beau jour, fin mai, on te refile la galette Quique Gomez and His Vipers - "Dealin' with the blues" en ajoutant, dis - nous ce que tu en penses!

Tu glisses le disque dans le lecteur, retourne la pochette et prend connaissance des twelve tracks:

 

01 Good Rockin’ Tonight

02 Too Late

03 I’m Gonna Keep What I’ve Got

04 Gold Tailed Bird

05 Sugar Ray

06 Sloppy Drunk

07 Times Getting Tougher Than Tough

08 How Sweet It Is (To Be Loved You)

09 It’s Too Late Brother

10 Honey Bee

11 What’s The Matter With The Mill

12 Wonderful Time

Line-up:

 Quique Gómez: vocals, harp

Guillaume Destarac: drums

Pablo Sanpa: guitar

Curro Serrano: guitar

Héctor Rojo: bass

et en guest sur quelques titres: Javier Diaz: piano.

 

La plaque débute par   un jump blues/ rock de 1947,  'Good Rockin’ Tonight' de Roy Brown, un tube pour Elvis.

Les nouvelles sont bonnes... Well I heard the news, there's good rocking tonight... et effectivement, ça swingue joyeusement, l'harmonica virevolte, les guitares cravachent et la rythmique bétonne, en tapant du pied sur le plancher, t'as eu la surprise de voir ton notebook faire des bonds.

Après ce début en fanfare, Quique et ses reptiles venimeux s'attaquent à Willie Dixon, 'Too late', un autre jump blues que tu as eu la chance d'entendre sur scène interprété par Bill Wyman et ses Rhythm Kings.

Incroyable comme la basse pompe... oui, le PC  s'est remis à faire le kangourou, il est pervers ce disque!

' I’m Gonna Keep What I’ve Got' de Slim Harpo semble avoir été écrit spécialement pour le Madrilène, guitares et harmonica engagent un duel sans merci , quant à la good-looking little girl dont il chante les mérites, t'as l'intention de demander à Kiki qu'il te refile son numéro.

Après toute cette effervescence, il est temps de passer au slow blues,  'Gold Tailed Bird', composed by a guy called James A. Lane.

Tu connais pas, et Jimmy Rogers ça te dit quelque chose?

Si tu aimes les lignes d'harmonica suaves de Charlie Musselwhite, tu vas adorer ce morceau qui fait plus de 8 minutes.

Une note jazzy, ça vous botte?

Voici,  Babs Gonzales And His International Jazz Men , ' Sugar Ray' ‎

Pour la petite histoire, Babs a séjourné un petit temps en Europe et le jeune Brian Auger l'a accompagné chez Ronnie Scott's!

Il semblerait que Quique ne carbure pas vraiment au jus de framboises, il reprend ' Sloppy Drunk' de Miss Lucille Bogan, que les spécialistes placent au même niveau que Bessie Smith, pas pour sa consommation de moonshine whisky mais pour ses talents de blues singer.

Drinking and sex, un beau programme!

Déjà en 1947, les temps étaient durs et pourtant Donald Trump ne sévissait pas encore à la tête du pays,  'Times Getting Tougher Than Tough', que Jimmy Whiterspoon, un jour,  avait enregistré avec le Junior Mance Trio  mais aussi avec Ben Webster et Gerry Mulligan, mixe Kansas City blues  et jazz et  convient fort  bien au jeu cabriolant de l'harmoniciste dont le crooning fait merveille en mode jazz.

Puis vient une surprenante reprise du soul hit ' How sweet it is to be loved you', une locomotive de chez Motown, signée  Holland–Dozier–Holland.

Tout le monde citera Marvin Gaye mais il ne faut pas occulter la version, brillante, de Jnr Walker and The All Stars.

Chez Quique Gomez l'harmonica remplace le solo de sax.

Retour au blues sautillant avec ' It's too late Brother'  , un uptempo rocker que tu retrouves au répertoire de Little Walter.

... Sail on, sail on my little honey bee, sail on..., ' Honey Bee' de Muddy Waters constitue la seconde blues ballad de l'album, 4'26" de pur bonheur, dirait Dr Boogie.

Meunier, tu dors ou quoi?

'What’s The Matter With The Mill' se demande Memphis Minnie en swinguant comme une sauterelle.

Le chef laisse la voie libre à ses acolytes avant de coller ses lignes d'harmonica sur l' impressionnante assise rythmique façonnée par Hector et Guillaume.

Du travail de pro.

Le voyage au pays du blues prend fin avec une version joyeuse, aux accents Western Swing, de 'Wonderful Time' de Sonny Boy Williamson.

 

Dealin' with the blues : le meilleur disque de Chicago Blues pressé  du côté de la Meseta Central!

 

 

 

 

 

 

 

 

by Ron Kern

by Ron Kern

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Published by michel - dans Albums
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