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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 11:59
Les Nuits Botanique - Noa Moon, Pale Grey, Barbagallo, Aliocha à l'Orangerie, Bruxelles, le 15 mai 2017

Les Nuits Botanique - Noa Moon, Pale Grey, Barbagallo, Aliocha à l'Orangerie, Bruxelles, le 15 mai 2017

 

Déjà la cinquième soirée aux Nuits Bota, comme chaque soir, le menu est copieux, le philosophe du bistro local le formulait: choisir de ne pas choisir, c'est encore faire un choix, on l'a donc joué à pile ou face pour tomber sur l'Orangerie qui propose quatre noms ce soir, des familiers ( Noa Moon ou Pale Grey) et des obscurs.

 

Aliocha

T'es cultivé, tu penses à Henri Troyat, comme nous, t'es du genre béotien,tu penses à une poupée russe ou au chien de Madame Van Beneden, qui habite l'appart. du dessus, mais non, Aliocha Schneider, né à Paris mais Québecois, est acteur et aussi auteur-interprète.

Comme il n'a pas l'accent acadien, t'as été obligé de lire sa courte bio dix fois, c'est le musical qui nous concerne, on note un EP en 2016 et il soutient qu'un full CD ( Eleven Songs) sera dans les bacs en juin.

Ils sont quatre sur scène, Aliocha ( chant, guitare ac), son frangin, Volodia, à la batterie, Tom Tartarin , non rien à voir avec Daudet, à la basse et Christian Sean à la guitare, claviers, glockenspiel.

Aliocha est obligeant, il salue et s'inquiète de notre santé avant d'amorcer 'Ping pong club' , un indie folk aux tonalités américaines, la voix traînante et l'habit sonore sont plus proche de Dylan de ce qui prolifère dans les charts.

Il poursuit avec la ballade bien torchée 'Sarah', issue du EP 'Sorry Eyes', sobriété et classicisme sont au rendez-vous.

' Virtue' est dédié à Trump, même si au départ ce titre plus agressif n'avait pas été écrit en pensant à Donald dont la coiffure a inspiré un chercheur qui a baptisé une mite 'Neopalpa donaldtrumpi'.

La plage 'Sorry eyes', rythmée et secouante, devrait pouvoir passer aussi bien sur Classic 21 que Pure FM.

Le glockenspiel ajoute une touche ludique au midtempo soigné ' Crystal plane' et 'Flash in the pan', joué en picking, devrait plaire à Harry Vanda et George Young et aux fans de Cat Stevens ou de Simon and Garfunkel.

Aliocha ignore sciemment tous les artifices technologiques pour se concentrer sur l'écriture et un emballage musical héritier des sixties/seventies.

C'est plutôt un compliment qu'un reproche.

Il nous emmène dans des contrées arides avec 'Into the wild', tu penses à nos Dan San, présente ses compagnons, passe derrière le piano et balance ' Jamie' en pensant à un pote qui traversait une mauvaise passe.

Le lumineux ' The stars' achève ce concert plaisant.

 

Barbagallo

Oui, Didier?

C'est le batteur de Tame Impala!

Etil a joué avec Tahiti 80 et il fait partie d'Aquaserge.

Ne va toutefois pas d'attendre à du psychedelic rock, ce soir on sera plus proche de la pop de Tahiti 80 que des envolées de guitare acides.

Julien Barbagallo a déjà deux albums à son actif et dit préparer un nouveau disque.

Julien a atterri à Bruxelles accompagné par Theodora de Lilez ( Théodore, Paul et Gabriel) une bassiste douée, Thomas Pradier à la guitare acoustique et François Remigi aux claviers.

C'est parti, de sa voix floue, le bouclé psalmodie ' Nouveau Sidobre'.

Légère, légère, cette scie dream pop , il faut être amateur de Voulzy ou habiter Mazamet pour apprécier cette confiserie.

D'accord, les harmonies vocales sont soignées, le morceau prend des allures de bulle de savon, mais bizarrement le truc sonne affecté.

' Pas grand monde' s'avère tout aussi précieux.

Manifestement, Barbagallo ne fait pas l'unanimité, quelques clients quittent la boutique, d'autres, par contre, sont séduits par sa poésie volatile.

Il te faudra quelques titres pour t'habituer au timbre de sa voix et finir par apprécier certaines chansons.

Le gentil ' Moitié de moi' ne fait pas partie des titres prisés.

Oui, Louis?

T'as vu un lièvre, non, tu as dit mièvre!

Bof, c'est décoratif et Théodora chante juste!

Tous ces morceaux sont extraits de 'Grand Chien', la suivante, ' Ça tu me' date de l'album 'Amor de lonh', le titre, flottant, évoque les cachotteries et les mensonges.

' Longue la nuit' se laisse entendre sans déplaisir, les musiciens se débrouillent plutôt bien, tu as fini par accepter le filet de voix filiforme du batteur, d'ailleurs, en fermant les yeux tu entends le gazouillis des merles saluant l'aube.

' Mungibeddu' a été écrit aux pieds de l'Etna, le morceau n'est pas volcanique, mais ce slow est plaisant.

L'ambitieux ' La vérité' achève le set du grand Julien et de sa clique, un noisy passage postrock en a étonné plus d'un, nous fûmes nombreux à applaudir à mauvais escient.

Au revoir, Bruxelles, je regagne le Tarn!

 

21:55' - Pale Grey.

Non, gars, aucun rapport avec 'Under a Grey Pale Sky' de Sepultara, à Liège la voûte céleste se décline souvent en gris pâle, ce qui a probablement inspiré la musique de Gilles Dewalque, Maxime Lhussier , Janjannes Montens et Benoit Damoiseau.

Ils se présentent sur fond industriel et attaquent ' Ghost' le titletrack de leur dernier EP en date.

Ce qui surprend d'emblée c'est le timbre caverneux, proche de Mr Lannegan, du bassiste Gilles Dewalque, lead vocaliste du gang Liégeois.

La plage éthérée, habillée d'harmonies vocales soignées ( il n'y que le gentilhomme/batteur qui ne chante pas) soudain prend un sérieux virage postrock, les fantômes en sont tout secoués, l'Orangerie également.

Oui, JP?

Ils sont plus consistants que le groupe précédent, effectivement des arrangements minutieux, une belle maîtrise vocale, avec Pale Grey, Jaune Orange tient une pépite.

' Crow' ne se retrouve pas sur le EP, le volatile ne tenait pas dans son bec un fromage mais tenait un discours sombre et bien structuré.

Nous sommes heureux de nous être posés au Botanique, clament les Mosans qui envoient 'Talk' , un titre toujours aussi dense et travaillé avec une minutie d'artisan consciencieux.

Qui veut danser, questionne, une des moustaches, car sur scène s'ébattent trois moustaches, trois lunettes, une barbe, deux barbichettes et un glabre!

Une main se lève, Sophie a accepté l'offre et s'agite souplement sur 'Loss', un dancetrack fascinant.

Manon ( Noa Moon), tu nous rejoint pour la suivante?

On lui refile des wooden blocks pour qu'elle ne se mette pas les mains en poche et la troupe propose l'ensoleillé ' Seaside', ce qui signifie que la setlist traînant sur le sol n'est pas respectée et que tu prendras l'énumération des titres avec les réserves d'usage.

Voici 'Blizzard', sortez les mouchoirs pour vous protéger des grains de sable qui risquent de vous piquer les yeux.

Ils achèvent ce set par 'Billy' entamé par quelques coups de baguettes sur un drumpad, puis Billy s'enfonce dans un univers ouaté tout en évitant de se faire griffer par des plantes épineuses.

Du bon boulot!

Le 26 mai à Stavelot au Ciné Versailles!

 

Noa Moon.

Manon, t'étais où , au paradis?

Elle est revenue avec un nouvel album sous les bras, 'Azurite', et une direction musicale quelque peu différente, mais elle sourit toujours autant qu'avant, comme à l'époque où elle jouait devant trente pelés dans un bistro bruxellois.

Manon De Carvalho Coomans, beau l'ensemble pantalon noir, est toujours accompagnée par Fabio Zamagni à la batterie, Aurélie "Brownie" Muller tient la basse, tapote un synthé, joue de la clarinette et chante, par contre aucune trace de Catherine De Biasio, derrière les claviers, Bruxelles a fait la connaissance de Laetitia.

' Let it shine' une plage ensoleillée et frivole du second album entame le concert, avec ce titre Noa ne s'éloigne pas trop du folk pop qui caractérisait 'Let them talk'.

La suivante 'The sea' est plus contrastée, cette belle ballade, un brin smooth jazz, rappelle aussi bien Carole King que les Carpenters et nous prouve que désormais Noa Moon a gagné en maturité.

Pour rester dans le maritime, elle embraye sur 'Ocean', un titre chaloupé.

A travers le hublot du Nautilus, tu peux voir une multitude de poissons colorés s'ébattant parmi les récifs de corail, pas de bol, JP s'était tiré, tu ne verras pas de photo.

Le remuant ' Call my name', chouette basse, précède le hit qui a propulsé Noa Moon parmi les étoiles, 'Paradise' .

Elle abandonne la guitare et propose la soul pop ballad ' Kaleidoscope', qui a tout pour faire un tube.

'Found me' nage dans les mêmes eaux, plus profondes que ce que Noa proposait du temps de 'Paradise', la voix est plus adulte, un brin de nostalgie s'est installé, cela lui va bien!

'Alive', et ses touches exotico electro, invite à la danse, d'ailleurs, elle tient vraiment à nous voir bouger puisqu'elle reprend 'Lean on' de Major Lazer avant de revenir à son nouvel album avec le blues, sombre et lent, 'Nightwalk' , une pure merveille!

Le single' Sparks', tout naturellement, fait des étincelles mais nous on préfère le raffinement de ' Just a song' pour lequel Aurélie a cédé son synthé à Fabio pour aller jouer de la clarinette.

Merci, Bruxelles!


Bis.

Merde, les gens, revenez, il y a toujours un encore, lance Noa en voyant une grappe de spectateurs se diriger vers la sortie.

Elle invite la chorale de Pale Grey à pousser la chansonnette sur 'My City' qui achève ce concert ayant prouvé que Noa Moon est prête pour la saison des festivals.

 

photos- jp daniels/concert monkey

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Nuits Botanique - Noa Moon, Pale Grey, Barbagallo, Aliocha à l'Orangerie, Bruxelles, le 15 mai 2017
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Published by michel - jp daniels - dans Concerts
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