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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 12:28
RIVAL SONS – Élysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017

RIVAL SONSÉlysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017

 



Line Up :
Dave BESTE : Bass Guitar - Backing Vocals.
Jay BUCHANAN : Vocals
Michael MILEY : Drums
Todd REN-BROOKS : Keyboards - Backing Vocals.
Scott HOLIDAY : Guitars - Backing Vocals.

Setlist :
01.The Good, The Bad and The Ugly (Intro Theme)
02.Hollow Bones Part I.
03.Tied Up.
04.Thundering Voices.
05.Electric Man.
06.Secret.
07.Pressure And Time.
08.Jordan.
09.Fade Out.
10.Tell Me Something.
11.Face Of Light.
12.Torture.
13.Open My Eyes.
14.Hollow Bones Part II.
15.Keep On Swinging.

9h30, j’ouvre les mirettes, puis les tentures, sur un jour plus vieux (par rapport à la veille) et sur un jour pluvieux, par rapport à la veille aussi puisque hier il ne pleuvait pas.

Tu suis ? T’as intérêt parce que je me sens en forme. Départ pour Paris-Nord. Un Thalys et un repas à base de poulet aux légumes arrosé d’un coca et d’un café plus tard, me voici en terre française même si l’accompagnateur de train nous annonce à hauteur de « Saint » Denis (et ta femme ça va ?) de sa belle voix de gorge comme seuls les Bataves en ont une : « Mesdames zé Mechieux, bienvenue en Belgique, dans quelques zinstants nous zarriverons en ghare de Paris-Nord » ! Les fautes d’orthographe c’est exprès pour que tu te rendes compte de l’accent et surtout, n’oublies pas de rouler les « r » pour faire authentique. Ca y est, tu l’as ? Consternation des voyageurs français qui viennent d’apprendre l’annexion de leur « patri-i-e » par la puissante Belgique. On est comme ça nous, on a l’air de ne pas y toucher et puis «pan » on t’ajoute au patrimoine national. Exit en gare de Paris, je gonfle fièrement la poitrine en croisant tous ces nouveaux belges qui ne le savent pas encore.

Une vingtaine de minutes de marche plus tard, je pénètre place Pigalle, vu l’endroit je dis « pénètre » qui convient mieux que « arrive » compte tenu de la réputation sulfureuse de l’endroit, et de l’envers par lequel on... aussi paraît-il. À Pigalle on se prend dans tous les sens. J’enfile (tu vois bien que je ne te mens pas, c’est un coin propice) j’enfile, disais-je donc, la Rue Frochot et je bloque devant l’hôtel IBIS situé au numéro « 3 ». Je checkin, je fais ce que je veux hein, c’est moi qui paie, et je me pose un instant chambre Peugeot... oh bon ça va, chambre 204. Ils m’ont attribué un lit double qui ne me sert à rien vu que « On » ne m’accompagne pas. Mais c’est gentil tout de même de m’y faire penser, au cas où j’aurais pu l’oublier. J’ai une interview programmée vers 17.30 avec Dave Beste, je check donc mon matériel afin de ne pas tomber en panne de jus, nous sommes à Pigalle je te le rappelle. Je me met en route, direction l’Elyée Montmartre, une salle que je ne connais pas encore. Je remonté Rochechouart Boulevard tandis qu’Axelle Red continue à descendre son Kennedy. Et me voilà devant l’endroit où tout va se jouer. Je fais la connaissance de Paul et de ses parents, une sympathique famille venue en droite ligne de Limoges, non pas pour vendre de la porcelaine mais pour voir les Rival Sons qu’ils avaient découverts en première partie de Deep Purple. C’est une excellente raison pour revenir. Le papa est un homme de goût, il porte fièrement un tee-shirt de Led Zeppelin, donc on ne peut que s’entendre tous les deux. Le fiston se sent moins seul depuis qu’il a rencontré d’autres chevelus comme lui et je rassure la maman qui a un peu peur que ça ne « pogote » devant la scène. Arrivée de Florent, Julien, Alexandra et consorts les potes et potesses rencontrés à Lille, suivis de près par Claire, ma consœur de Facebook France. On annonce même l’arrivée imminente de Napoleon et de l’impératrice Eugenie (private joke). Bon, on sera en retard
pour l’interview, pas grave on devise cordialement, il fait relativement bon, c’est déjà ça.

Ouverture des portes et nous montons calmement les marches qui nous amènent dans la très jolie salle de style Art Deco d’une capacité supérieure à 1.200 places. On affiche complet ce soir ! Nous voilà au premier rang, ca devient une habitude. Nous sommes nerveux, c’est normal, nous attendons cette deuxième date de la tournée « Teatro Fiasco » comme on attend le Messie (Lionel, sors de ce corps !)
Pete, le tour manager viens me chercher et nous voilà backstage, bonjour aux potes des Rival Sons et puis on se fait une petite interview sympa avec Dave. Michael Miley n’est pas en top forme, quelques petits ennuis de santé, Scott, élégant comme à son habitude est déjà prêt. Jay fait son yoga et Todd tout sourire, s’agite dans tous les sens.
Donc, pour ceux que ça intéresse et le demandaient avec insistance, Dave n’a pas de basse acoustique, celles que l’on voit dans les vidéos lui sont prêtées, par contre Yamaha lui a fait deux basses électriques custom. À quand une Dave BESTE signature ? Je connais également son âge maintenant, héhéhé !

Je regagne ma place pour la première partie de la soirée, c’est osé ! Un poète humoriste qui récite des texte erotico-patriotico-humoristiques en anglais sur un fond musical distillé par un DJ, ce n’est pas évident pour tout le monde. Mais le public est sympa ce soir et même ceux qui n’ont rien compris applaudissent. Il y a bien eu un « fuck » de temps à autres que tout le monde comprend, ça brise la monotonie, ce qui ne veut pas dire que c’était en noir et blanc hein, la mono-tonie... Tu suis toujours

Enfin, voilà nos héros qui prennent la scène sous les acclamations d’un public en délire, ça va être chaud ce soir, je vous avais prévenus. On attaque par « Hollow Bones Pt I ». Un peu de fébrilité chez nos Sons mais dès « Tied Up » le puissant deuxième titre, tout est en place et on reçoit la machine en pleine face avec « Thundering Voices », nous venons déjà d’entendre trois titres de l’excellent album qu’est « Hollow Bones ». Il y en aura d’autres. Voici que déboule le désormais classique « Electric Man » morceau dans lequel la basse suit comme son ombre le riff de guitare. « Secret » se lie à son compagnon d’album. Ce qui est fou c’est que le public chante toutes les chansons, on se croirait à un concert de Bruel à la différence près, qu’ici c’est un vrai chanteur à voix. Ce second opus extrait de l’album « The Great Western Valkyrie » précède de peu « Pressure and Time » l’assassin qui m’a fait découvrir les Rival Sons.
Grosse émotion avec l’immense « Jordan » non, pas le célèbre numéro 23 des Chicago Bulls idiot, le Jourdain qui coule paisiblement, comme les larmes de la plupart des spectateurs pour qui cette chanson véhicule tellement de choses... tiens, il manque quelqu’un, il y a une « petite » place inoccupée, comme si personne n’avait osé s’y mettre. Un superbe « Fade Out » suivi de « Tell me Something » annoncent le très émotionnel « Face of Life » qui verra le phénoménal chanteur qu’est Jay Buchanan terminer en pleurs. Mais ce n’est rien à côté de la bombe atomique : « Torture » ! À coup sûr la plus longue version à laquelle j’ai participé en 22 concerts. Impossible de faire taire le public. Ils doivent attendre tous les cinq que nous nous calmions enfin pour attaquer le Zeppelinesque « Open My Eyes », rien ne peut faire penser que Miley est malade, ce mec est incroyable derrière ses fûts ! Nous avons enfin droit à « Hollow Bones Part II » dont nous avions été privés à Lille. Mes enfants quelle fessée, et tant pis si c’est puni par la loi !
On se quitte en folie avec « Keep on Swinging » qui clôture un excellent concert, un de plus, de la part de ce groupe incroyable qui est occupé à prendre une place depuis trop longtemps inoccupée.
Retour backstage pour une petite conversation avec Michaël qui me confie « je ne croyais pas le public français aussi chaud, quelle ambiance ce soir ! » et puis rendez vous au tour bus pour les photos, autographes etc, et des gens qui n’en reviennent toujours pas de la disponibilité et de la gentillesse de ces musiciens hors du commun. Prochain rendez-vous : Cologne. Vous venez ? Et toi ?

Mitch « ZoSo » Duterck

RIVAL SONS – Élysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017
RIVAL SONS – Élysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017
RIVAL SONS – Élysée Montmartre, Paris, le 6 février 2017

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Published by Mitch ZoSo Duterck - dans Concerts
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