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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 14:32
So 'N' So au Central Bar à Profondeville, le 29 janvier 2016

So 'N' So au Central Bar à Profondeville, le 29 janvier 2016

So 'N' So– Le Central Bar – Profondeville (BEL) – 2016.01.29

Line up :

Marcel BOHON : guitares - chant
Françoise BOTTON : chant
Jean-Luc EVRARD : piano - chant
Vincent LIBERT : batterie, claviers - chant
Stéphane NEUSY : basse et chant

Setlist :

01. DON'T WORRY.
02. AS IF.
03. JACK IN THE BOX.
04. JUST WHEN I NEEDED YOU MOST.
05. YEAH YOU.
06. SUBWAY.
07. LOVELY DAY.
08. JOE.
09. PEACE TRAIN. (CAT STEVENS COVER)
10. TRUE LOVERS.
11. AT THE AGE OF 65
12. PLEASE DO.
13. A LITTLE MORE.
14. ALONE BY THE TREE.
15. I WANT YOU BACK.
16. DRUNK WITH AIR.
17. IN THE SUNSHINE.
18. DONT'STOP. (FLEETXWOOD MAC COVER)
19. MARIA.
20. WHATEVER HAPPENS.

Deuxième volet de mon triptyque musical en cette fin Janvier. Ce soir : So'n'So is in the house ! Je te vois perplexe, Ô toi lecteur assidu, attentif à mes moindres frissons grammaticaux, à mes moindres variations de syntaxe, à multiples arabesques verbales. Tu me demandes pourquoi je vais revoir un groupe que j'ai déjà vu, revu et chroniqué, ce qui n'est pas une grossièreté en la circonstance. La réponse est facile, je n'ai que l'embarras du choix, voyons un peu… Tu n'as jamais repris du dessert après avoir mangé goulument la portion de gâteau qui t'était impartie ? Avoue ! Hein ? Hein ? Comment ? Dis-le plus fort, que tout le monde entende bien, « Oui c'est vrai ». Ah, bon ! Et toi tu en reprends juste derrière, les papilles gustatives encore tout excitées par les saveurs d'une crème pâtissière de fabrication industrielle. Alors que moi j'ai dû patienter pendant 20 jours, 20 jours aussi longs qu'une grève de la faim en milieu hospitalier. Alors, ne me juge pas. Ecoute...

Ce soir, il y a un absent dans le vestiaire, Benoît, le « Ben », le fiston de Marcel nous la joue « grosse allergie». Il a dû renoncer à contre-coeur, mais comme on dit chez eux, quand ça ne va pas on resserre les « Bohon » (sorte de boulon local) , et on assure. C'est ce que fera Cello pendant plus de deux heures. The Father, en forme olympique, notre Marcel, sans l'air d'y toucher va nous rappeler que la poésie au niveau guitare, il en a écrit des sonnets entiers, des quatrains enflammés, des vers de douze pieds qu'il transforme en mille-pattes ; iules de l'émotion, lui qui n'a que deux mains comme seul outil pour graver dans les mémoires la trace indélébile de sa prose musicale. Bravo man, tu es un mec comme on n'en fait plus, capable de faire taire tes détracteurs en deux mouvements de poignets et trois changements de doigts, tu mets tout le monde d'accord sans avoir à produire un majeur tendu à la face des béotiens de la gamme mineure. Tel un ailier assassin un « clutch player » , comme le faisait Reggie Miller des Indiana Pacers, tu marques le panier de la victoire « on the buzzer ». Cher lecteur, je te préviens charitablement que si le basket américain n'a aucune signification pour toi, tu vas devoir faire des recherches ou alors lire Le Soir, ou ICI Paris.

La salle affiche « complet » et à 22h30 Stevie nous annonce : « Showtime ». On se croirait revenu aux grandes heures des Los Angeles Lakers au sein desquels « L'homme des Hautes Plaines » de Mohiville, sorte de « one horse town » local, officie et dirige les choeurs et les harmonies. Tel un Magic Johnson des cordes vocales, c'est un distributeur d'assists vocaux et bassiste de surcroît .
Sur l'autre aile, impossible à tenir dans ses dribbles et changements de direction vocaux , la bondissante Fanfan, Michael Jordan féminine, pénètre dans la raquette musicale, feinte, contourne, et finit pas asséner un dunk mortel « In your face » de son défenseur qui croyait déjà avoir tout vu. Le pauvre se fait postériser en une fraction de seconde et le marquoir de So 'n' So s'enrichit de deux points supplémentaires.

Viennent ensuite les numéros 4 et 5, Lucky, posté dans les environs de la « base line », livre une partition sans failles, toujours attentif à ses partenaires en mouvement. D'un coup d'oeil il repère le joueur démarqué et l'isole pour lui délivrer un caviar de passe qui aère le jeu en un instant. Il n'a pas besoin d'être un gros scorer c'est un travailleur, un James Worthy de l'ombre sans qui l'équipe ne pourrait pas tourner comme elle le fait. À sa droite, l'homme qui ouvre la raquette, la centrale d'énergie, le pivot : Vincent, « L'homme au pistolet d'or », le Scaramanga des baguettes, celui qui attire deux défenseurs sur lui et permet aux autres de profiter des brèches. Le Kareem Abdul Jabbar du rythme qui, d'une cuiller imparable, vous démontre que la percussion ne se limite pas à frapper mais aussi à faire preuve de retenue, de respiration, d'écoute et de finesse. L'homme maîtrise à la perfection toutes les ficelles de son métier et assied définitivement les fondements de l'équipe, du groupe. Car So 'n' So, c'est un groupe, fait de musiciens, d'amis, une fratrie complice. Un bloc qui ne plie pas, un ensemble qui déboule, déroule, entreprend et surprend, séduit, par son talent.

A là mi-temps, la partie était déjà pliée, les spectateurs : debout. Il n'y avait plus qu'à dérouler en seconde période et on aurait pu penser que la « Dream Team » allait se la jouer cool. C'était sans compter que chez les pros, on met un point d'honneur à jouer jusqu'au bout, à assurer le spectacle, à tout donner au public. Un public fait de vous et de moi qui ai bien du mal à cacher tant d'émotions, un public qui n'a pas quitté la salle avant la fin de la partie, allant même jusqu'à rappeler son équipe favorite pour deux tours supplémentaires . Hier soir, en fin de match, le marquoir affichait « SHOWTIME ».

Mitch « ZoSo » Duterck

So 'N' So au Central Bar à Profondeville, le 29 janvier 2016
So 'N' So au Central Bar à Profondeville, le 29 janvier 2016
So 'N' So au Central Bar à Profondeville, le 29 janvier 2016

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Published by Mitch « ZoSo » Duterck - dans Concerts
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