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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 14:21
Ghalia and The Naphtalines au Café de L'Université lors de la Braderie d'Ixelles, le 5 septembre 2015

Le plan, c'était les Vredefeesten à Sint-Niklaas, une météo merdique a contrecarré ce projet, pas question de passer près de 10 heures sous la pluie.

Plan B, la braderie de la Petite Suisse à Ixelles,

Ghalia and The Naphtalines se produisent près du cimetière d'Ixelles, sur la terrasse du Café de L'Université.

On se tape le quartier estudiantin et ses embarras de parking, quatre tours de manège avant de pouvoir ranger ta caisse le long des tombes.

A peine 200 mètres à parcourir à pied pour retrouver des bistrots que tu fréquentais au lieu de suivre les cours à l'ULB.

Café de L'Université, en discussion avec un serveur, Yves Hoegaerden, la nuit sera longue et pas en satin blanc.

Une ou deux consommations avant la prestation de Ghalia and The Naphtalines, déjà un sérieux bémol, à 15 mètres du zinc, un stand déverse une muzak imbuvable, style le truc que t'entends quand Rachid colle sa Golf noire à côté de ton tacot poussif pour te laisser sur place avant que le signal ne passe au vert, c'est poétique une Golf qui fait des bonds sur des drum 'n 'sambass beats énormes.

C'est quoi la norme à ne pas dépasser?

95 Db.

M'est avis que le gonze qui gère cette échoppe n'est pas au gaz!

On trouve un siège face au podium bricolé, les boules répulsives prennent place, tu ne les reconnais pas tous, après les avoir croisés en 2013 à la buvette de l'Union. Pas de Roland Vuylsteke, d'ailleurs pas de piano, le petit et talentueux Guy Sculteur tient toujours la guitare, Bernard Hoste est au poste avec sa trompette, Patrick Pletinckx est là avec sa basse, au sax ( peu audible lors de la première mi-temps), un vieux requin, Bruno Nobi et enfin, Mario Zola, non il ne joue pas au foot, a été embrigadé aux drums, un touriste affirme l'avoir vu, un jour, derrière les caisses chez Burning Plague.

En attendant Ghalia Vauthier, les briscards déversent un instrumental r'n'b de bonne tenue, ' Last Night'.

Veste de cuir rouge, coiffure Imelda May, voilà Ghalia et sa voix rocailleuse, pour le blues de Jimmy Reed, 'You got me runnin''.

Guy tricote à l'aise, la trompette remplace l'harmonica, ça groove pas con.

Un petit Elvis?

'Rubberneckin' , les Naphtalines rockent à l'instar des Blue Moon Boys, quelques gamines viennent se planter devant nous pour gigoter, encore sagement.

On entame un quatrième biberon.

Voilà Johnny!

Jean-Philippe Smet?

Non, Cash, 'Folsolm prison blues'.

Décidément le rhythm'n ' blues convient mieux au timbre de Miss Vauthier, ' As long as I'm moving' de Ruth Brown remue sévère, il est suivi par une compo personnelle, 'Wild Voodoo'.

Vous la connaissez par Michael Jackson mais 'Rockin' Robin' fut un hit en 1958 pour Bobby Day.

Attachez vos ceintures, voici le quart d'heure rock'n'roll, 'Hound dog/Jailhouse rock/ Blue Suede Shoes/Tutti Frutti', suivi par une version country/rockabilly de 'Stuck in the middle with you', ce qui n'est pas vraiment une bonne idée.

'Number 9 train' de Tarheel Slim est nettement plus convaincant.

Un entamé, degré 47, entreprend un numéro bouffon qui aurait rendu malade sa pauvre maman si elle ne gisait sous terre à 100 mètres de là.

Il en fait des tonnes, asticote la petite Ghalia avant de battre en retraite lorsque Bernard parle de l'assommer avec sa trompette.

Pour la petite histoire, deux heures plus tard le drôle a essayé de rafler nos bières alors qu'on était gentiment assis en terrasse à La Bastoche.

Une calamité, ces pochards!

Ghalia et les siens achèvent le premier set avec Marvin Gaye, 'Can I get a witness', 'Lucille' du petit Richard, suivi par 'The loving machine' un second titre personnel.

Une pause excédant largement les 15 minutes destinées à sucer une moitié d'orange.

Reprise instrumentale, Yves a reconnu 'Peter Gunn', mais il pense à la version d'Art of Noise pas à celle de Duane Eddy.

Ghalia en piste pour le jump blues classic 'Caldonia', swing time in Elsene qui frétille allègrement.

'Travel all around the world' précède les 'Great balls of fire' de Jerry Lee et le remuant 'Sugar coated love' de Lazy Lester.

Zont pas joué 'These boots', tout le monde se farcit cette rengaine cet été?

Si, fieu, on y a eu droit, puis ils sont revenus au swing rock avec 'Tough lover' suivi par un autre superbe Ruth Brown, ' 5 10 15 hours'

Yves spécialisé en dark, cold, gothic, new, plastic wave a pourtant identifié 'Everybody needs somebody', évidemment, en cinéphile convaincu, il a cité les Blues Brothers et pas Solomon Burke.

Sur scène, Ghalia a invité un certain Steve a poussé la chansonnette.

Grosse ambiance le long du boulevard des allongés, les twisteurs s'en donnent à coeur joie et redoublent d'énergie pendant ' I just wanna make love to you' en mode Etta James.

La fête s'achève avec 'Shout'.

Des cris fusent, Ghalia, reviens, reviens.....

Elle revient pour un triple rappel: 'Let's have a party', ' Number 9 train' ( bis) et 'Whole lotta shaking going on'.

Et, Yves?

Pas mal, de bons musiciens, une terrible chanteuse, un hic, ça reste du niveau excellent groupe de bal.

Garçon, une Blanche et une Jupiler, svp!

Ghalia and The Naphtalines au Café de L'Université lors de la Braderie d'Ixelles, le 5 septembre 2015
Ghalia and The Naphtalines au Café de L'Université lors de la Braderie d'Ixelles, le 5 septembre 2015
Ghalia and The Naphtalines au Café de L'Université lors de la Braderie d'Ixelles, le 5 septembre 2015

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Published by michel - dans Concerts
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